18 mois de couverture sanitaire universelle au Cameroun : transformer la vie et les soins de santé
18 mois de couverture sanitaire universelle au Cameroun : transformer la vie et les soins de santé

Le 12 avril 2023, le Cameroun a lancé sa réforme du système de santé, la Couverture Santé Universelle (CSU), un effort transformateur visant à offrir un accès équitable à des soins de santé de qualité et abordables à tous les Camerounais, en particulier aux populations les plus vulnérables, telles que les personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Alors que nous commémorons la Journée universelle de la santé, les 18 premiers mois du programme offrent l'occasion de réfléchir à son impact, aux changements dans la prestation des soins de santé et aux voix de ceux qu'il sert.
Renforcer la confiance dans la CSU

« Pour rendre le processus d’inscription aussi accessible que possible, nous avons développé un système numérique », explique le Dr Simon Noudji, responsable de la communication du Comité technique national pour la CSU (NTU-UHC). « Les gens peuvent se rendre sur csu.minsante.cm ou simplement télécharger l’application CamerounHealthCoverage (CHC) sur leur téléphone portable, saisir leurs informations et obtenir instantanément une preuve d’inscription. Alors que les cartes physiques sont délivrées plus tard, la preuve d’inscription est tout ce dont ils ont besoin pour accéder aux prestations. »
Malgré la commodité du système, convaincre les Camerounais de s’inscrire n’a pas été chose facile. « Il existe une méfiance profondément ancrée à l’égard des services gratuits ; les gens associent souvent « gratuit » à une mauvaise qualité », ajoute le Dr Noudji. « Une communication efficace a été essentielle pour surmonter ce scepticisme. »
Avec le soutien du Plan d'urgence du président américain pour la lutte contre le sida (PEPFAR), par l'intermédiaire de l'Agence américaine pour le développement international (USAID), Programme Atteindre l’impact, la saturation et le contrôle des épidémies (RISE), a joué un rôle essentiel dans le soutien des efforts du Cameroun en matière de CSU. Dirigé par Jhpiego et mis en œuvre au Cameroun par Management Sciences for Health, RISE travaille en étroite collaboration avec les acteurs locaux pour sensibiliser et éduquer les communautés, en particulier les groupes de jeunes, aux avantages du programme.
Grâce à des activités de communication, RISE a non seulement souligné que les services de CSU correspondaient à la qualité des services précédemment payants, mais a également renforcé la capacité des jeunes à défendre leurs priorités en matière de santé, notamment la santé reproductive.
Pour amplifier sa portée, l’équipe de NTU-UHC s’est associée à des influenceurs des médias sociaux et a mené des campagnes téléphoniques pour mobiliser les populations sans accès à Internet, veillant à ce que personne ne soit laissé pour compte.
Élargir l’accès à des soins de qualité
Le déploiement du programme CSU a également contribué à améliorer la qualité des soins dans les établissements de santé. M. Zéphirin Tsomo, membre du personnel médical de l’hôpital central de Yaoundé, note que la CSU a contribué à améliorer la qualité du traitement et les résultats de santé des PVVIH.
Grâce à la carte UHC, les personnes ne sont plus liées à un seul établissement. Elles peuvent accéder aux prestations dans tout le pays, ce qui constitue un avantage considérable.
« Pour les PVVIH, la CSU offre l’assurance que les services essentiels sont non seulement gratuits mais aussi durables, leur permettant de rester en bonne santé et sous traitement », déclare M. Tsomo.
D’ici le 1er décembre 2024, plus de 3.4 millions de personnes se seront inscrites au programme CSU et 481,147 XNUMX PVVIH bénéficieront d’un accès gratuit à une large gamme de services essentiels liés au VIH.
Pour le Dr Mintop, coordinateur national de la NTU-UHC, la mise en œuvre de la CSU s’inscrit dans plusieurs perspectives : « Des efforts sont en cours pour élargir et optimiser la portée des services afin d’inclure des maladies comme le diabète de type 1 et l’hépatite, et pour intensifier les efforts visant à atteindre les populations les plus mal desservies », explique-t-il. « Notre objectif est de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte sur la voie de l’amélioration des soins de santé. »